La compagnie invoque la météo ? On a les outils pour vérifier si c'est vrai. Voici comment on fait, et pourquoi ça marche dans 9 dossiers sur 10.
Quand votre vol a plus de 3 heures de retard, la compagnie a une carte à jouer pour ne pas payer : invoquer la météo. « Tempête », « brouillard », « conditions météorologiques exceptionnelles » : ces mots reviennent dans environ 80 % des refus d'indemnisation.
Le problème, c'est que dans la majorité des cas, la météo n'était pas exceptionnelle. La compagnie le sait. Mais elle compte sur le fait que vous n'avez aucun moyen de vérifier.
Nous, on vérifie.
Pour chaque dossier, notre équipe consulte les bulletins météo officiels utilisés par les pilotes et les contrôleurs aériens eux-mêmes. Ce sont des documents publics, objectifs, et difficiles à contester devant un médiateur ou un tribunal.
C'est une observation météo relevée toutes les 30 minutes sur chaque aéroport. Vent, visibilité, nuages, phénomènes dangereux : tout est consigné. Si le METAR de votre aéroport au moment du vol ne mentionne rien d'exceptionnel, l'excuse météo tombe.
C'est la prévision météo de l'aéroport, publiée 24 heures avant (et actualisée ensuite). Si le TAF ne prévoyait aucun phénomène majeur, la compagnie ne peut pas dire « on ne pouvait pas prévoir ». Elle savait. Elle aurait dû anticiper.
Cette carte montre les orages, le givre et les turbulences sur l'ensemble du trajet. Si votre vol a été retardé « à cause du temps en route » mais que la carte TEMSI ne montre rien de significatif sur votre couloir aérien, l'argument ne tient pas.
Ce n'est pas un bulletin météo, mais c'est souvent la preuve la plus parlante. On vérifie les vols qui ont décollé du même aéroport dans la même fenêtre horaire. Si 15 avions sont partis normalement pendant que le vôtre accumulait des heures de retard, la météo n'est clairement pas la seule explication.
Quand vous nous confiez votre vol, voici ce qu'on fait en coulisses :
Votre vol Paris-Dakar du 15 janvier devait décoller à 22h30. Il est parti à 03h45. Air France dit « conditions météorologiques exceptionnelles ».
On vérifie. Le METAR de Paris-CDG à 22h30 : vent 8 nœuds, visibilité supérieure à 10 km, quelques nuages à 4 000 pieds. Conditions normales.
On vérifie les autres vols. Entre 22h et minuit, 12 vols ont décollé de CDG sans retard significatif.
Verdict : la météo n'était pas exceptionnelle. Air France doit payer 600 € par passager éligible (vol long-courrier, cadre CE 261/2004).
Exemple illustratif ; chaque dossier est analysé sur ses faits précis.
Ça arrive. Parfois il y a une vraie tempête, un vrai brouillard dense, une vraie fermeture d'aéroport. Dans ces cas-là, on vous le dit honnêtement : votre dossier n'est pas viable, et on ne le prend pas. C'est une des raisons pour lesquelles notre taux de réussite est de 9 dossiers sur 10 : on ne prend que les dossiers sur lesquels on est confiants.
Même quand la météo était mauvaise ailleurs, l'indemnité peut être due. Par exemple : votre vol retour depuis Dakar est retardé parce que l'avion est arrivé en retard de Paris à cause de la neige. La météo à Dakar était parfaite : le retard vient de la rotation de l'appareil, pas du temps local. Dans ce type de situation, vous pouvez être éligible alors que la compagnie met en avant « la météo » sans tout expliquer.
La météo est leur excuse. Les bulletins sont notre réponse.
Vous avez eu un vol retardé ou annulé ? Envoyez-nous votre numéro de vol et la date : on vérifie la météo et votre éligibilité gratuitement en quelques minutes.
Vérifier mon éligibilité sur WhatsApp →
On ne prend notre part (25 %) qu'une fois votre argent récupéré. Si on ne gagne pas, vous ne payez rien.