Vol manqué et billet retour annulé (no-show) : que faire ?

Jusqu'à 600 € par passager peuvent, selon éligibilité, rester à réclamer autour d'un no-show mal géré. On vérifie gratuitement votre dossier, 0 € d'avance.

C'est un piège que beaucoup de familles de la diaspora découvrent trop tard. Vous ratez votre vol aller — embouteillage, contrôle des passeports interminable, correspondance trop courte — et quand vient le jour du retour, la compagnie vous annonce que votre billet retour a été annulé automatiquement. Vous n'avez rien décommandé, vous êtes à l'aéroport, valises prêtes… et on vous demande de racheter un billet plein tarif. Ce mécanisme porte un nom : la clause "no-show".

La clause no-show : ce qu'elle est vraiment

La plupart des billets aériens sont vendus comme un ensemble de segments liés. Les conditions générales de nombreuses compagnies prévoient que si vous ne vous présentez pas à l'un des segments (l'aller, par exemple), les segments suivants — dont le retour — sont automatiquement annulés. C'est la clause no-show.

Le problème, c'est que cette clause est de plus en plus contestée. En France, la Cour de cassation a jugé à plusieurs reprises que les clauses annulant les segments restants d'un billet en cas de non-présentation à un vol précédent pouvaient être abusives dans les contrats conclus avec des consommateurs. La DGCCRF a d'ailleurs mis la pression sur plusieurs transporteurs pour faire retirer ou encadrer ces clauses. Autrement dit : le fait que ce soit écrit dans les conditions générales ne veut pas dire que c'est opposable.

Le principe qui émerge est simple à retenir : vous avez payé un aller et un retour. Ne pas utiliser l'aller ne fait pas disparaître le retour que vous avez déjà réglé. La compagnie ne devrait pas pouvoir revendre deux fois le même siège en vous laissant sur le carreau.

Vos droits selon la situation

Tout dépend de pourquoi vous avez manqué l'aller. Deux cas très différents :

1. C'est la compagnie qui vous a fait manquer l'aller. Votre premier vol a été retardé, annulé, ou vous avez subi un refus d'embarquement (surbooking), et c'est cette défaillance qui a provoqué la perte de la correspondance ou du segment suivant. Ici, vous n'êtes pas un "no-show" de votre fait : la responsabilité est celle du transporteur. Selon éligibilité, le règlement européen CE 261/2004 peut ouvrir droit à une indemnité forfaitaire par passager, en plus de votre réacheminement. Ne laissez surtout pas la compagnie requalifier son propre retard en "no-show" à votre charge.

2. Vous avez manqué l'aller pour une raison personnelle. Là, l'indemnité CE 261 sur l'aller n'est en principe pas due. Mais la question du retour annulé reste entière : l'annulation automatique de votre billet retour, alors que vous l'aviez payé, peut être contestée sur le terrain des clauses abusives et du remboursement. Vous n'êtes pas forcément condamné à racheter un billet plein tarif sans rien dire.

Dans les deux cas, il y a matière à agir — et dans les deux cas, l'erreur serait de payer et de se taire.

Le réflexe à avoir à l'aéroport

Quand on vous annonce l'annulation du retour, la scène se joue au comptoir, sous stress, souvent avec des enfants. Quelques gestes changent tout par la suite :

Ces pièces sont exactement ce que nous examinons pour déterminer si votre dossier est défendable.

Ce que vous pouvez espérer récupérer

Selon la configuration de votre dossier, plusieurs postes peuvent se cumuler :

Un trajet entre l'Afrique subsaharienne et l'Europe dépasse presque toujours 3 500 km : la tranche visée est donc, selon éligibilité, 600 € par passager. Et c'est par passager : pour une famille de quatre sur un même dossier, l'enjeu peut atteindre plusieurs milliers d'euros. L'indemnité forfaitaire est par ailleurs indépendante du prix payé pour le billet.

Nous ne promettons aucun résultat : nous regardons votre route, vos pièces et votre éligibilité, puis nous vous disons franchement si le dossier vaut la peine d'être porté.

Comment on travaille : 0 € d'avance

Vous n'avancez rien. Nous ne sommes payés que si vous êtes indemnisé.

Aucune carte bancaire, aucun frais de dossier, aucune avance. Après encaissement, votre part vous est versée sous 5 jours ouvrés.

Ce qu'il faut retenir

Un vol aller manqué ne devrait pas faire disparaître le retour que vous avez payé. La clause no-show est fréquemment contestée, et lorsque c'est la compagnie qui vous a fait rater l'aller, une indemnité pouvant aller jusqu'à 600 € par passager peut, selon éligibilité, s'ajouter à vos droits. Ne rachetez pas un billet plein tarif en silence : gardez vos preuves et faites vérifier votre dossier.


Vérifiez vos droits gratuitement. Indiquez "no-show" dans le diagnostic ou dites-le nous directement. → WhatsApp direct (+33 7 56 86 36 30)

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