Correspondance ratée à Addis ou Nairobi vers l'Europe : vos droits
Jusqu'à 600 € par passager peuvent, selon éligibilité, rester à réclamer lorsqu'une correspondance ratée à Addis-Abeba ou Nairobi vous fait arriver en retard en Europe. On vérifie gratuitement vos droits, 0 € d'avance.
Vous voliez d'une ville africaine vers l'Europe via un hub comme Addis-Abeba (ADD) ou Nairobi (NBO). Le premier segment prend du retard, vous ratez la correspondance, et vous arrivez à destination finale avec plusieurs heures — parfois une journée — de retard. Beaucoup de passagers pensent que rien n'est dû parce que le retard "vient d'Afrique". C'est une idée reçue. Sur un billet unique, c'est le retard à l'arrivée finale dans l'Union européenne qui compte.
L'arrêt Folkerts : le retard se mesure à la destination finale
La Cour de justice de l'Union européenne a tranché ce point dans l'arrêt Folkerts (C-11/11). Le règlement européen CE 261/2004 ne regarde pas le retard au décollage ni le retard sur un segment intermédiaire : il regarde le retard à l'arrivée à la destination finale indiquée sur votre billet.
Concrètement, si vous arrivez à Paris, Bruxelles, Genève ou Lyon avec 3 heures ou plus de retard par rapport à l'horaire prévu, l'indemnité forfaitaire peut, selon éligibilité, être due — même si la cause du retard est survenue à Addis-Abeba ou à Nairobi, avant le vol vers l'Europe.
C'est exactement la situation d'une correspondance ratée au hub : le premier vol arrive tard, la correspondance vers l'Europe part sans vous, et vous êtes réacheminé sur un vol suivant. Ce qui compte, c'est l'écart entre votre arrivée réelle en Europe et l'arrivée initialement prévue.
Condition clé : un seul billet, une seule réservation
Le point décisif est la réservation unique. L'arrêt Folkerts s'applique aux vols avec correspondance vendus comme un tout — un seul numéro de dossier (PNR), une seule réservation couvrant l'ensemble du trajet jusqu'à la destination finale européenne.
- Billet unique (ex. Antananarivo → Addis-Abeba → Paris sur un seul dossier) : le retard se calcule à l'arrivée à Paris. C'est le cas favorable.
- Deux billets séparés achetés indépendamment : chaque vol est en principe traité isolément, et la protection sur le trajet complet peut ne pas s'appliquer de la même manière.
Si vous ne savez pas dans quel cas vous êtes, gardez votre billet électronique : le numéro de dossier unique et l'itinéraire complet y figurent. C'est la première pièce que nous regardons.
Quelle compagnie doit indemniser ?
Sur un billet unique, l'indemnité est en principe due par le transporteur aérien effectif — celui qui opère le vol. Pour un trajet Afrique → hub → Europe, cela dépend de la manière dont l'itinéraire est construit et de la compagnie qui réalise chaque segment.
Un autre paramètre pèse sur l'éligibilité : le champ d'application territorial du CE 261. Le règlement s'applique pleinement aux vols au départ d'un aéroport de l'UE, et aux vols à destination de l'UE lorsqu'ils sont opérés par un transporteur de l'Union. Selon la compagnie qui opère votre vol vers l'Europe et la structure de votre billet, l'éligibilité varie. C'est précisément le genre de vérification que nous faisons gratuitement, sans que vous ayez à trancher vous-même une question juridique complexe.
Nous ne promettons pas de résultat : nous examinons votre dossier, sa route et son éligibilité, puis nous vous disons franchement s'il vaut la peine d'être porté.
Ce que vous pouvez réclamer
Le barème forfaitaire du CE 261 dépend de la distance du trajet :
- 250 € pour les trajets jusqu'à 1 500 km
- 400 € pour les trajets intra-UE de plus de 1 500 km et les autres de 1 500 à 3 500 km
- 600 € pour les trajets de plus de 3 500 km
Un vol depuis l'Afrique subsaharienne vers l'Europe via un hub dépasse presque toujours 3 500 km : la tranche visée est donc, selon éligibilité, 600 € par passager. Et cette indemnité est due par passager : pour une famille de quatre voyageant sur le même billet, l'enjeu peut atteindre plusieurs milliers d'euros.
L'indemnité forfaitaire est par ailleurs indépendante du prix payé pour le billet.
Un exemple parlant (non daté)
Imaginons une famille partant de Lagos vers Bruxelles via un hub africain, sur un billet unique. Le premier segment décolle avec du retard, la correspondance vers l'Europe est ratée, et la famille est replacée sur le vol du lendemain. Arrivée à Bruxelles : plus de 20 heures après l'horaire prévu.
Ici, ce n'est pas le retard "au départ d'Afrique" qui est examiné, mais le retard à l'arrivée à Bruxelles. Sur un trajet de plus de 3 500 km, chaque passager peut, selon éligibilité, prétendre à la tranche la plus élevée. C'est toute la logique de l'arrêt Folkerts appliquée au hub africain.
Comment on travaille : 0 € d'avance, sans risque pour vous
Vous n'avancez rien. Nous ne sommes payés que si vous êtes indemnisé.
- Phase amiable : notre commission est de 25 % de l'indemnité récupérée. Vous gardez 75 %.
- Phase contentieuse (si la compagnie refuse et qu'il faut aller devant le tribunal) : la commission passe à 40 %, vous gardez 60 %. Les frais d'avocat, d'huissier et de procédure sont inclus et avancés par nos soins.
Aucune carte bancaire, aucun frais de dossier, aucune avance. Après encaissement, votre part vous est versée sous 5 jours ouvrés.
Ce qu'il faut retenir
Une correspondance ratée à Addis-Abeba ou Nairobi ne ferme pas la porte à l'indemnisation, bien au contraire : sur un billet unique, l'arrêt Folkerts fait compter le retard à votre arrivée finale en Europe. Si cet écart atteint 3 heures ou plus, une indemnité pouvant aller jusqu'à 600 € par passager peut, selon éligibilité, être due.
Gardez votre billet électronique et vos cartes d'embarquement, et laissez-nous vérifier gratuitement votre dossier.
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